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Tourisme d’hiver: les conséquences du réchauffement climatique peuvent-elles être compensées par des investissements? (2003)
Climate Press no. 15 (français)
32965

Les responsables du tourisme en Suisse ne perçoivent pas comme une menace les scénarios relatifs à un futur manque de neige. On investit encore dans les installations, en partie aussi dans les domaines skiables à basse altitude. Les conséquences attendues des changements climatiques servent toutefois à justifier des stratégies d'expansion et des investissements. C'est ainsi qu'apparaissent de nouvelles installations d'enneigement artificiel et de transport indépendant du sol. Mais le bilan coût/bénéfice joue-t-il encore?
Selon les estimations de modèles climatiques récents, il faut s'attendre que dans 30 à 50 ans, probablement seuls des domaines skiables situés au-dessus de 1600-2000 mètres pourront compter sur une couverture de neige suffisante plusieurs années de suite. Cela signifie qu'à peine la moitié seulement des actuels domaines skiables pourraient assurer des conditions d'enneigement suffisantes - la plupart en Valais et dans les Grisons.
Jusqu'à quel point les conséquences d'un réchauffement peuvent être compensées par l'enneigement artificiel n'est pas clair. D'une part, quand la température est trop haute, on ne peut pas produire du tout de neige. D'autre part, des enquêtes indiquent que les skieurs sont moins nombreux à se rendre dans les domaines skiables s'il ne neige pas dans leur lieu d'habitation situé à plus basse altitude.
La tendance des touristes, journaliers surtout, à favoriser les régions où l'enneigement est garanti pousse ces dernières à accroître leur capacité de pointe. Cela augmente ou maintient leur attractivité, mais n'est guère rentable à long terme. Les installations construites dans les hautes Alpes sont plus vulnérables du point de vue technique et météorologique (permafrost, vitesses du vent). Amenées à faire de nouveaux investissements, nombre de stations d'hiver manœuvrent à la limite de la rentabilité ou même déjà au-dessous.


ProClim/OcCC (Hrsg.), 2003. Tourisme d'hiver: les conséquences du réchauffement climatique peuvent-elles être compensées par des investissements? Climate Press. Informations au sujet de la recherche sur le climat et le changement global, no. 15.

> PDF (28 kB)




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Tourisme d’hiver: les conséquences du réchauffement climatique peuvent-elles être compensées par des investissements? (2003)
Climate Press no. 15 (français)
32965

Les responsables du tourisme en Suisse ne perçoivent pas comme une menace les scénarios relatifs à un futur manque de neige. On investit encore dans les installations, en partie aussi dans les domaines skiables à basse altitude. Les conséquences attendues des changements climatiques servent toutefois à justifier des stratégies d'expansion et des investissements. C'est ainsi qu'apparaissent de nouvelles installations d'enneigement artificiel et de transport indépendant du sol. Mais le bilan coût/bénéfice joue-t-il encore?
Selon les estimations de modèles climatiques récents, il faut s'attendre que dans 30 à 50 ans, probablement seuls des domaines skiables situés au-dessus de 1600-2000 mètres pourront compter sur une couverture de neige suffisante plusieurs années de suite. Cela signifie qu'à peine la moitié seulement des actuels domaines skiables pourraient assurer des conditions d'enneigement suffisantes - la plupart en Valais et dans les Grisons.
Jusqu'à quel point les conséquences d'un réchauffement peuvent être compensées par l'enneigement artificiel n'est pas clair. D'une part, quand la température est trop haute, on ne peut pas produire du tout de neige. D'autre part, des enquêtes indiquent que les skieurs sont moins nombreux à se rendre dans les domaines skiables s'il ne neige pas dans leur lieu d'habitation situé à plus basse altitude.
La tendance des touristes, journaliers surtout, à favoriser les régions où l'enneigement est garanti pousse ces dernières à accroître leur capacité de pointe. Cela augmente ou maintient leur attractivité, mais n'est guère rentable à long terme. Les installations construites dans les hautes Alpes sont plus vulnérables du point de vue technique et météorologique (permafrost, vitesses du vent). Amenées à faire de nouveaux investissements, nombre de stations d'hiver manœuvrent à la limite de la rentabilité ou même déjà au-dessous.


ProClim/OcCC (Hrsg.), 2003. Tourisme d'hiver: les conséquences du réchauffement climatique peuvent-elles être compensées par des investissements? Climate Press. Informations au sujet de la recherche sur le climat et le changement global, no. 15.

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